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Julie : « Quelque chose m'emmenait vers Dieu »




Baptisée, Julie Véron n'a pas gardé une relation vivante avec Dieu. Cette distance change le jour où elle rencontre François, qui est croyant et pratiquant...



« Je me présente : Julie, 36 ans, mariée civilement et religieusement à François depuis 8 ans et nous avons trois enfants. Nous habitons près de Toulouse. Je suis actuellement en congé parental.


Je suis une recommençante, j’ai été baptisée bébé et j’ai fait ma première communion en CM1. Ensuite je n’ai pas continué, j’ai assisté à quelques mariages, des enterrements et peut-être une ou deux messes.


A cette époque je croyais en Dieu, mais pour moi il n’aidait pas tout le monde. Je pensais cela car lorsque j’avais 9 mois, mon père a eu un grave accident - il était pompier - et il est devenu tétraplégique en coma vigil. C’est ma mère qui s’est occupée - sacrifiée - afin d’avoir une vie de famille « classique », mais j’en ai beaucoup voulu à Dieu qui, pour moi, nous avait oubliés. Même si mon père était « présent », je ne pouvais pas avoir de conversations ou me confier à lui.


Avant de rencontrer mon mari, j’étais paumée, perdue dans les tourbillons de la vie active et des excès de la vie ; et je sentais bien que cette vie n’était pas très saine. Et le 8 novembre 2014, en soirée, j’ai rencontré François.


Je crois que c’était la Providence. Il vient d’une famille catholique pratiquante et très investie dans leur paroisse. Quand je l’ai rencontré, cela ne m’a pas dérangée qu’il soit pratiquant. Je ne voyais pas de problème : il irait à la messe le dimanche, et moi je resterais à la maison.


Et puis au fur et à mesure de notre relation, j’ai ressenti quelque chose qui m’emmenait vers Dieu. J’ai décidé seule en 2016 de faire Carême et de me préparer à Pâques, même si je ne comprenais pas tous les rythmes et le déroulé de la messe.


Je me suis rendu compte que je me sentais bien, que ce n’était pas une contrainte. J’avais trouvé dans l’Église un endroit où je pouvais déposer mes peines, mes colères et mes joies. Depuis, avec mon époux, nous allons à la messe tous les dimanches, nous prions en famille et nous essayons d’éveiller à la foi nos enfants.


C’est lorsque j’ai inscrit mon fils à l’éveil à la foi, que je me suis dit que moi aussi, il fallait que je continue mon enseignement. C’est donc en septembre 2023 que j’ai démarré un parcours pour faire ma confirmation, et j’ai donc été confirmée le 30 juin 2024.


Mon mari a été mon parrain de confirmation, cette messe a été très émouvante pour moi (photo). Je me suis sentie en présence de Dieu et complète face à lui.


Depuis longtemps, il y a une parole qui résonne en moi : « Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mc 10, 2-16). Je trouve cette parole tellement forte et je trouve qu’elle n’est pas assez mise en avant dans notre société. Je pense que cette parole me touche car c’est un contrat que nous passons avec Dieu. Dieu est là en nous, pour nous et surtout avec nous.


Et j’ai compris que Dieu ne nous avait pas oubliés quand ma mère s’occupait de mon père handicapé, c’est l’amour qui les unissait qui a fait que mon père a été parmi nous pendant presque 30 ans. C’est l’amour qui a fait tout ça, l’amour que nous donne Dieu qui a pu permettre cela. J’ai la sensation au fond de moi que mon père a tenu à être présent parmi nous pour voir que l’amour qu’il portait à ses enfants avait porté du fruit.


Il est décédé lorsque mon frère aîné venait de se marier après plus de 20 ans de vie commune ; mon mari et moi venions d’avoir un enfant et d’acquérir notre maison. Je pense que Dieu l’a rappelé à lui à ce moment-là, afin qu’il trouve la paix dans son corps meurtri après avoir récolté tout cet amour autour de lui. » Julie Véron


Texte recueilli par Solange Pinilla



(Photo © Coll. particulière)


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